Les propriétaires successifs

de la chapelle entre la révolution et 1846

Bairet avance dans sa brochure une assertion figurant d’ailleurs également dans le fascicule de Léon JOSBERT, selon laquelle la chapelle mise en vente par suite de la décision des autorités révolutionnaires aurait été acquise par quatre habitants de Bréchaumont, afin de la sauver de la destruction.

Or, cette allégation a été démentie par les recherches effectuées par Mme Gabrielle CLAERR-STAMM, relatées dans un article paru dans « l’annuaire de la Société d’Histoire Sundgauvienne » de 1981.

En effet, les documents de l’époque attestent que le domaine de Bellefontaine (chapelle et ermitage) rut effectivement vendu par adjudication, mais c’est un nommé Joseph MISLER de Guevenatten qui l’acquit en l’an IV de la République.


On ignore à quoi il le destinait : une grange peut-être (en pleine campagne), mais en tout état de cause, elle ne faut pas démolie.


Le 12 frimaire de l’An IV de la République, le citoyen Misler qui ont peut le supposer en était plutôt embarrassé, le cède, suivant acte passé devant Me ANDRAU, notaire à Dannemarie à gun certain Joseph FAVE pour un montant de 24 Frs.

C’est ensuite la commune de Bréchaumont qui, le 19 novembre 1826 en deviendra propriétaire.

Après l’épisode du projet de démolition retracé ci-devant, la commune s’en désaisit à nouveau par acte du 2 novembre 1842 au profit de Sébastien FAVE, laboureur, Nicolas DURAIT, ancien maire de Bréchaumont et Jean DURLIAT, le vieux, laboureur, lesquels la revendront le 22 octobre 1846 soir seulement 2 ans plus tard à l’abbé Richard CLAVEY, curé de Levoncourt depuis 25 ans. (*)

(*) Contrairement à ce qui a été écrit dans divers documents et publication, l’abbé Richard CLAVEY n’a jamais été curé de Bonfol (Jura suisse).

 

L’acte de vente du 22 octobre 1846 comporte également l’inventaire du mobilier de la chapelle et de l’ermitage.


Les biens meubles liturgiques comprennent entre autres 8 habits pour la statue de la Vierge qui était placée sur l’autel latéral gauche, un calice dont la coupe et la patène sont en argent, 6 chasubles, 4 aubes et 2 chandeliers en laiton.


La descriptions porte aussi sur 3 vieilles armoires en sapin, une horloge en bois, une table, un bois de lit en sapin.


Enfin, l’acte mentionne une pièce de jardin de 20 ares avec un rucher d’abeilles.

Cf : Annuaire 1981 de la Sté d’Histoire Sundgauvienne G. Claerr-Stamm

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